Le compostage des déchets de cultures sous serre et du fumier

Comment le compost assainit le fumier et les matières organiques végétales ?

La plupart des organismes pathogènes sont éliminés par le compostage. Il est même démontré que certains organismes qui manifestent une forme de résistance et persistance dans le sol, comme les sclérotes, sont détruits par le compostage. Les nématodes comptent parmi les organismes les plus vulnérables au processus de compostage.

Les trois principaux mécanismes connus qui permettent la suppression des organismes pathogènes durant le processus de compostage sont rapportés dans l’encadré 1.

Quelle technologie adopter ?

Il existe plusieurs types de procédés, du plus artisanal au plus sophistiqué. Signalons toutefois que le principe de compostage reste le même dans ses fondements biochimiques. Le passage du système artisanal simple aux systèmes très mécanisés, voire robotisés, permet de:

 augmenter la vitesse du processus;

 travailler sur une surface réduite ;

 maîtriser la gestion des odeurs par inspiration et bio-filtration;

 maîtriser de manière plus significative les autres contraintes environnementales;

 atténuer l’influence du climat, en particulier le froid et les précipitations.

Il est clair qu’à force de gagner en performances on génère des surcoûts en matière d’investissement et en fonctionnement (consommation d’énergie et maintenance). Les des systèmes décrits dans les colonnes 5 et 6 du tableau suivant (voir fichier PDF) sont assez onéreux et consommateurs d’énergie.

Il existe plusieurs sous-variantes de ces systèmes qui diffèrent selon la nature du matériel utilisé et le niveau d’automatisation.

Dans certains cas, on utilise aussi le lombricomsatge ou vermi-compostage qui est basé sur une première digestion des matières organiques par les vers de terre. Cette technique a stimulé un développement de ce qu’on appelle la lombriculture et la commercialisation de différentes espèces de vers de terre.

Considérant le contexte climatique et socio-économique de la plupart de nos régions ainsi que la disponibilité de terrain dans les zones agricoles, il est recommandé d’opter pour une technologie semi-mécanisée de type «andains dynamiques à retournement périodiques». Ce procédé s’avère techniquement acceptable et économiquement viable pour le cas des déchets organiques agricoles. Il permet à la fois une bonne maîtrise du processus, une économie en investissement et en fonctionnement et un emploi appréciable de la main d’œuvre.