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lundi, avril 22, 2024

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Fertilisation azotée du blé en Bour et en irrigué

Efficience d’utilisation de l’azote (EUN)

En irrigué dans la région de Tadla, l’EUN moyenne a oscillé autour de 35,0 pour Marchouch et 37,5 kg de grains par kg d’azote absorbé pour Marzak (Tableau 1, voir fichier PDF). Cette efficience se situe dans les normes rapportées dans la littérature, soit 33,0 kg de grains/kg d’azote absorbé.

Plusieurs études ont montré l’effet de l’azote sur ce paramètre, les meilleures efficiences d’utilisation de l’azote correspondent au témoin non fertilisé. Les fortes doses augmentent plus les quantités d’azote absorbé que les rendements grains.

Coefficient d’utilisation apparent de l’azote (CUA)

Dans les conditions du champ, divers facteurs compromettent l’utilisation des engrais, notamment, les facteurs environnementaux et les techniques culturales. En irrigué au Tadla, le coefficicent d’utilisation apparent de l’engrais reste faible. Cette faible utilisation par la plante des engrais azotés s’explique soit par la richesse initiale du sol en azote (précédents betterave et maraîchage), soit par l’infestation par les mauvaises herbes (autres précédents). Durant la campagne 1993-94, cependant, le CUA a été plus élevé (63% en moyenne), probablement du fait des conditions climatiques favorables (Tableau 2, voir fichier PDF).

Normes d’interprétation de la fertilité azotée des sols

La prédiction des besoins en azote est un élément clef quant au raisonnement de la fertilisation azotée. Des méthodes plus simples à manipuler autre que la méthode du bilan prévisionnel ont été développées. Il s’agit essentiellement d’établir des corrélations et des régressions entre les niveaux de fertilité naturelle des sols et la réponse des cultures aux apports d’engrais minéraux. L’objectif primordial reste la détermination d’une formule de fertilisation optimale, et par conséquent, la réduction du coût des engrais azotés, tout en assurant un meilleur rendement.

Le niveau de fertilité azotée du sol peut être exprimé par l’azote minéral, nitrique ou ammoniacal initial du sol ainsi que par l’indice d’incubation anaérobique. Des relations édifiantes, hautement significatives ont été trouvées entre le rendement grain du témoin, sans apport de N, et les teneurs du sol en nitrates (Figure 8, voir fichier PDF) et en N minéral (Figure 9, voir fichier PDF).

Détermination des doses optimales de N

Le prix croissant des engrais conduit de plus en plus à alourdir les charges que l’agriculteur est amené à supporter pour obtenir un rendement satisfaisant. D’où la nécessité d’une bonne gestion qui consiste à améliorer les rendements et à maximiser le profit. Il est donc crucial de déterminer une dose économiquement optimale, qui donnera le profit maximum pour l’agriculteur, autrement dit, l’augmentation maximale du gain de l’agriculteur provenant de la dose d’azote appliquée.

Selon le modèle quadratique liant le profit (Y) à la dose d’azote (N):

Y = b1 N + b2 N²    (1)

(b1 et b2 des coefficients de régression, variables selon les sites), la dose optimale est définie comme étant:

N optimale = – b1 / 2b2  (2)

Cette dose optimale dépend de plusieurs paramètres à savoir: l’efficacité de l’engrais, les techniques culturales, le coût de l’unité d’azote et enfin le prix du produit récolté. Les doses optimales ainsi calculées varient de 120 à 180 kg N/ha, selon le site.

En conclusion de cette partie sur la fertilisation azotée en irrigué nous pouvons retenir les points suivants:

  • Compte tenu des quantités d’azote absorbées par les nouvelles variétés productives, du coefficient d’utilisation apparent faible des engrais azotés,
  • de l’azote fourni par le sol et des risques d’entraînement des nitrates en profondeur; 160 kg N/ha constitue la dose de moindre risque en irrigué, permettant les meilleurs rendements.
  • Les apports fractionnés se sont avérés supérieurs à l’apport bloqué au stade A en matière d’élaboration du rendement.
  • L’histoire culturale et la richesse initiale du sol en N sont déterminantes quant à la réponse du blé à l’apport d’azote. D’où la nécessité de nuancer les apports selon ces paramètres.
  • L’azote nitrique en début de cycle (après les 1ères pluies) et l’azote minéral initial constituent de bons indices de fertilité des sols.

Activités du projet ConserveTerra

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