Développement des Cultures Fruitières Tropicales au Maroc

Superficies et Productions

La superficie plantée des espèces mentionnées ci-dessus est de l’ordre de 1300 ha et la production est évaluée à près de 12.700 tonnes de fruits tropicaux et subtropicaux (Tableau 1, voir fichier pdf). L’avocatier est l’espèce quasi dominante (95%), suivi par le chérimolier (2,5%). Les principales régions de production sont le Gharb et la région de Rabat-Salé, suivies par la région de Khémisset. Les espèces les plus productives sont le papayer, suivi par l’ananas et par l’avocatier (Tableau 1, voir fichier pdf). Il est à noter que ces productions sont variables d’une région à l’autre et d’une année à l’autre.

L’Avocatier

La culture de l’avocatier a connu une certaine extension ces dernières années, surtout du fait de sa facilité d’entretien, du faible coût de production et des prix de vente généralement élevés (pouvant atteindre 15-20 Dh/Kg) engendrant des bénéfices nets intéressants. Sa culture est surtout concentrée au niveau des régions du Gharb (35,5%) et de Rabat-salé (33,1%). Les rendements moyens ont varié entre 6 et 15 T/ha.

Il est à noter que le Maroc est aussi importateur d’avocats (exemple: 147 T en 1996) mais exporte également une partie de la production vers les pays du Golfe et certains pays africains (exemple: environ 100 T en 1999 à un prix d’environ 20 Dh/Kg). Les quantités importées ou exportées sont très variables d’une année à l’autre et les tendances enregistrées sont fonction des niveaux de production enregistrés.

Le Chérimolier

Dans le cas du chérimolier (appelé au Maroc Anonier), une certaine régression de sa culture à été enregistrée à partir de 1995/96 (56 ha en comparaison avec 33 ha en 1998/99). Cette réduction survenue suite aux arrachages pratiqués par plusieurs producteurs n’ayant pas pu obtenir des rendements intéressants et/ou ayant trouvé des difficultés pour l’écoulement de leurs produits, d’ailleurs périssables. Il est à noter que la demande est encore limitée, et que les prix de vente sont élevés, surtout pour les fruits de qualité (20-40 Dh/Kg). La non maîtrise de la pollinisation serait à l’origine des faibles rendements réalisés et de la qualité inférieure des produits obtenus. Les principales régions de culture sont Rabat-Salé (48,5%), le Gharb (24,2%) et Benslimane (21,2%).

L’ananas

L’ananas est une culture tropicale dont les exigences climatiques nécessitent la conduite sous-serre, au niveau de certaines régions de notre pays. La superficie plantée n’a cessé de s’accroître à partir des années 90 pour atteindre 22 ha en 1997/98. Ensuite, on a assisté à une régression des superficies et des productions. La culture de l’ananas est concentrée au niveau des régions de Rabat-Salé (71,4%) et du Gharb (28,6%). Les cultivars plantés sont Cayenne, Queen (Tahiti) et Honey.

Le Maroc importe des fruits frais mais surtout de l’ananas en conserve et du jus d’ananas, et les quantités n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. En 1999, les importations ont atteint 1.354 Tonnes, d’une valeur de 8,829 Millions de Dh.

Autres cultures

A l’exception du papayer, les autres espèces fruitières de cette catégorie (Manguier, Sapotier et Litchi) sont conduites en plein champs. La production reste limitée et la demande très réduite. Le manguier vient en tête en matière de superficie (10 ha en 1998/99). Il est à noter que le Maroc procède à l’importation de mangues et de papayes.