Le poirier

LE POIRIER

Importance et aire de culture

Le poirier (Pyrus communis) occupe une superficie de 4000 ha pour une production de 40000 T. Comme pour le pommier, les principales régions de production sont le Moyen et Haut Atlas (Azrou-Ifrane), la plaine du Saïs (Meknès-Fès), Khénifra-Midelt et le Gharb.

Exigences agro-écologiques

Le poirier est une espèce qui se développe dans des zones climatiques où la température hivernale reste en dessous de 7°C. Ses besoins en froid sont de l’ordre de 1200 à 1500 heures de températures inférieures à 7,2°C.

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En phase de dormance, le poirier peut supporter sans en souffrir des températures allant jusqu’à -26°C. Moins rustique que le pommier, le poirier est cependant plus exigeant en froid que le pêcher. Les températures au dessus de 27°C et au dessous de 12°C et la faiblesse d’hygrométrie réduisent le calibre des fruits.

La variété Williams est sujette à une maturité précoce si des températures fraîches sévissent pendant les quelques mois qui précèdent la récolte. Le fruit présente alors une vitrescence, ramollit et se conserve mal en frigorifique. Le degré de ces altérations dépend d’un seuil critique des températures et de la durée d’exposition du fruit à ces températures.

Le poirier s’accommode d’une grande variété de sols dans la mesure où ils conservent suffisamment d’humidité et qu’ils soient bien drainés. Comme beaucoup d’espèces, le poirier se développe bien sur des sols profonds, fertiles, argilo-limoneux et riches en matière organique.