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dimanche, juin 23, 2024

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Le Prunier: variétés à pruneaux et de table

Protection phytosanitaire du prunier

Bien que le prunier peut être sujet à plusieurs attaques par des insectes, champignons, bactéries et virus, la liste des ennemis fréquemment recentrés est réduite. Sa protection phytosanitaire est donc moins onéreuse par rapport à celle d’autres espèces fruitières comme le pommier.

La moniliose reste la maladie la plus fréquente alors que pour les ravageurs ceux sont les pucerons, la cétoine, le pou San José, et occasionnellement le capnode, les scolytes et les acariens qui causent des dégâts.

Le programme de lutte contre les ennemis de cette espèce peut se limiter à 4 ou 5 interventions phytosanitaires.

Le pou de San José (Quadraspidiotus perniciosus)

Cette cochenille qui loge sous des boucliers gris foncés peut se développer sur le tronc et les charpentes des arbres en formants des illôts d’arbres infestés dans le verger. Les dégâts sont particulièrement constatés sur des arbres jeunes qui peuvent dépérir plus ou moins rapidement. Un traitement hivernal à l’huile blanche est capable de réduite le taux d’infestation. Avec l’augmentation des températures printanières, la cochenille devient mobile et peut être combattue par un à deux traitements, espacés d’une à deux semaines, à l’aide de l’Utracide.

Le puceron

Le puceron provoque l’enroulement et la crispation des jeunes feuilles. Une surveillance des vergers dès la première vague de croissance des pousses pour localiser les premiers foyers s’impose. Une intervention phytosanitaire dès les premières attaques est efficace. L’utilisation de produits inoffensifs pour les auxiliaires (Pyrimicarbe, thiacloprid) est recommandée.

Le capnode noir (Capnodis tenebrionis)

Les larves de ce coléoptère noir attaquent les racines des arbres, surtout affaiblis par un manque d’eau, et provoquent une exsudation de gomme importante au niveau du tronc et des branches. Les scolytes peuvent s’y greffer et contribuent à flétrir l’arbre qui meurt. Un seul produit (Suscon) est actuellement homologué contre ce ravageur.

L’otiorrhynque

Un coléoptère actif la nuit et qui peut causer d’importants dégâts, notamment sur les pédoncules foliaires et des fruits. Il peut être rencontré sur les vergers situés à proximité des forêts. Un traitement insecticide nocturne peut contrôler ce ravageur.

La cétoine

Cet insecte velu apparaît pendant la floraison lorsque les températures sont élevées. Les adultes envahissent les fleurs, les dévorent et les dégâts peuvent être importants. La suspension de 2 à 3 petits bocaux remplis d’eau par arbre réduit considérablement les populations. Un enherbement, par un non travail du sol, contribue à réduire aussi les dégâts.

La moniliose

Cette maladie fongique est à craindre au stade floraison, surtout après une pluie. Pour lutter contre ses formes hivernantes, Il est recommandé de faire un traitement d’hiver, à base de cuivre après la taille. Un traitement fongicide à base du Zirame ou de Thirame en préventif est aussi nécessaire.

Dr Ahmed OUKABLI et Ali MAMOUNI
INRA, UR Amélioration des Plantes et Conservation des Ressources Phyto-génétique, CRRA Meknès

Activités du projet ConserveTerra

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