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mardi, mai 21, 2024

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Nouveaux aliments pour les ruminants à base de fruits de cactus

Locaux et équipements

Les locaux et matériaux nécessaires à cette opération dépendent de l’envergure à donner au projet. Dans le cas d’une grande opération, qui assurera une production de plus d’une tonne de mélange alimentaire par jour, les locaux et équipements suivants sont nécessaires:

  •  Un hangar est nécessaire pour installer le matériel utilisé et stocker les aliments utilisés dans le mélange. La superficie minimale requise serait d’environ 10 m x 10 m;

Le matériel nécessaire est comme suit:

  •  Un broyeur de paille et de grains;
  •  Un broyeur de fruits de cactus en tôle inox;
  •  Un mélangeur des différents ingrédients alimentaires, qui peut être une bétonnière ou similaire;
  •  Petit matériel: Des seaux et bassines en plastique, peson…

Composition du mélange alimentaire retenu

Le choix des constituants est tributaire des disponibilités et des moyens locaux dont disposent les éleveurs. Néanmoins, certaines caractéristiques et proportions des ingrédients sont à respecter en raison du rôle particulier de chacun dans le mélange alimentaire. Le mélange contient des fruits de cactus, de l’urée, du son de blé, de la pulpe sèche de betterave, un aliment fibreux (paille), un complément minéral et vitaminé et du sel.

Fruits de cactus: Ils constituent l’aliment «socle», principal produit constituant du mélange alimentaire produit. En effet, en raison d’un manque de débouchés et à défaut d’une valorisation appropriée de ce produit, des quantités importantes de fruits de cactus sont annuellement perdues dans les zones de production. Il est riche en sucres, et donc constitue une bonne source d’énergie. Ces fruits sont broyés tels quels (avec les épines) ou après séparation des rebuts des fruits (les graines ne sont pas digérées par les animaux en raison de leur solidité). Le broyat obtenu est visqueux, de consistance d’une soupe.

Urée: L’urée (46% de N) est utilisée principalement pour la fourniture d’azote rapidement fermentescible dans le rumen pour une meilleure activité de la microflore. Dans le cadre de la présente étude, la dose utilisée n’a pas dépassé 1%. Par précaution, l’inclusion de l’urée dans le mélange alimentaire destiné aux dromadaires est à éviter.

Paille de blé: Le rôle principal de cet aliment fibreux consiste à absorber une partie de l’humidité du mélange et à lui conférer une structure qui faciliterait son séchage une fois étalé sous le soleil.

Son de blé: C’est un ingrédient qui est très fréquemment employé dans les rations alimentaires pour bétail. En plus de son rôle structurel, il peut constituer une bonne source d’azote et de phosphore assimilable.

Pulpe sèche de betterave: C’est un ingrédient qui est très fréquemment employé dans les rations alimentaires pour bétail. Il peut être broyé ou imbibé avec de l’eau (le volume d’eau nécessaire est d’environ 2 fois le poids de la pulpe sèche de betterave) pour assurer un meilleur mélange avec les autres aliments. Généralement, il constitue une bonne source énergétique et une source de PDIE qui servira pour réduire l’écart en PDIN généré par l’utilisation de l’urée. Cette source alimentaire peut être remplacée, totalement ou partiellement par des grains de céréales concassés (orge, maïs) selon la disponibilité et le prix.

Minéraux, vitamines et sel: Ils favorisent et régulent l’ingestion; de plus, ils participent à la couverture des besoins des micro-organismes en ces éléments. Les compléments minéraux riches en phosphore sont à privilégier en raison de la richesse du cactus en Calcium. Le sel de cuisine est utilisé avec un taux d’incorporation de 1% dans l’objectif d’assurer une certaine protection du mélange contre la prolifération des moisissures et aussi de favoriser l’ingestion.

Formule de fabrication des mélanges alimentaires: La formule de fabrication retenue suite aux différents essais menés jusqu’à présent est présentée au tableau 4.

Cependant, il est à souligner que cette formule ne doit pas être considérée comme définitive et figée. Elle ne doit constituer qu’un point de départ pour d’éventuelles améliorations. A ce titre, l’incorporation de ressources alimentaires locales est encouragée pour diminuer le cout de production de l’aliment. Néanmoins, l’équilibre nutritionnel du mélange doit toujours être considéré.

Activités du projet ConserveTerra

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