Le pommier

Conduite et entretien du verger

Entretien du sol

L’entretien du sol consiste à mettre en œuvre un ensemble de techniques visant à maintenir le sol en bon état après plantation, pour un bon fonctionnement des racines. Le sol peut être soit travaillé mécaniquement au niveau de la couche superficielle, soit désherbé chimiquement, soit recouvert d’un “mulch” ou paille. Toutes ces techniques visent à détruire les mauvaises herbes et réduire l’évapotranspiration.

Dans la mesure où les ressources en eau sont excédentaires, la couverture du sol par un engrais vert temporaire ou permanent permet un enrichissement de ce sol en matière organique et une amélioration de la qualité des fruits.

Fumure d’entretien

Elle doit être basée sur l’analyse du sol qui doit être répétée tous les 3 ans environ, au même endroit dans les mêmes conditions. A titre indicatif et pour des arbres en pleine production, il faut apporter:

– 20 à 25 T/ha de fumier bien décomposé.
– 120 unités/ha d’azote fractionné en 1/3 sous forme d’ammonitrate au stade B (débourrement), 1/3 sous forme de nitrate au stade E-F (floraison) et 1/3 sous forme de nitrate au stade G-H (grossissement du fruit).
– 50-100 unités/ha de P205 sous forme de superphosphate en hiver, en localisation.

L’apport du potassium dépend de la texture du sol, en particulier de sa teneur en argile. Il est préférable de l’apporter sous forme de sulfate ou de sulfate et de magnésie. En sol sableux, l’apport est de 50-75 U/ha de K20. En sol limoneux: 75-100 U/ha. En sol argileux: 150 U/ha.

La magnésie est apportée sous forme de sulfate de magnésie à raison de 20-30 U/ha pour compenser les pertes. En cas de carence, apporter 30-50 U/ha. Les autres éléments: Zn, Cu, Mn, Fe, B, peuvent être apportés sous forme de pulvérisations foliaires.

Irrigation

Le système d’irrigation doit être défini avant la plantation. Il peut être par ruissellement, submersion, aspersion ou goutte-à-goutte. L’apport d’eau doit se baser sur le bilan hydrique. Cette méthode consiste à maintenir un équilibre entre l’offre et la demande en eau. L’offre correspond à la contribution du sol, aux précipitations, aux irrigations et aux remontées capillaires. La demande correspond à l’évapotranspiration réelle (ETR) des arbres (et éventuellement de l’enherbement) auquel il faut ajouter les pertes par drainage et ruissellement. Les irrigations comblent la différence entre l’offre et la demande. Les remontées capillaires sont souvent négligées.

En aspersion et micro-aspersion, le sol est un réservoir que la consommation des arbres épuise petit à petit. La technique consiste à réapprovisionner la réserve du sol lorsque celle-ci est épuisée. Dans le cas du goutte à goutte, on considère que le volume du sol humide est beaucoup trop faible et qu’il ne constitue qu’une zone de transfert d’eau.

Taille

Les grands types de taille sont la taille de formation, d’entretien et de fructification. La taille de formation permet de donner à l’arbre une structure bien définie, et d’obtenir un certain équilibre entre les différentes charpentières; elle permet également un bon éclairement ainsi que le garnissement des branches dénudées.

Les différents types de tailles répondent à des objectifs d’intensification et de durée du verger. Parmi ces tailles, on distingue les formes libres type Gobelet ou dirigées (forme palissées, axe vertical etc…).

La taille de fructification a pour objet d’éclaircir les charpentières, d’éliminer les gourmands, d’assurer une pénétration suffisante de la lumière ainsi que l’établissement d’un équilibre annuel entre la végétation et la fructification.

La taille de renouvellement est fondée sur l’allongement naturel du rameau et l’ablation partielle (taille de rapprochement).