Performances en croisement de la race Texel avec des races ovines locales

Au Maroc, la faible productivité des races locales est en partie due à la faible prolificité et la croissance modérée des agneaux, associées souvent à une tendance à déposer précocement plus de gras et moins de muscle dans la carcasse. Par ailleurs, la tendance de la demande des consommateurs marocains pour la viande maigre, notamment certains citadins, devenue une contrainte économique de première importance.

Les études menées à l’INRA sur les croisements utilisant les races améliorées dont Ile de France, Lacaune rameau viande et Mérinos Précoce en croisement avec les races locales Timahdite, Sardi, Boujaâd, D’man et Beni Guil ont toutes montré l’intérêt de l’utilisation des races de croisement terminal pour améliorer la croissance et le développement musculaires des agneaux.

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Les résultats exposés dans ce bulletin ont été obtenus à partir des recherches menées durant trois années suite à un don de trois béliers de race Texel belge offerts par la Faculté de Médecine Vétérinaire de l’Université de Liège (Belgique). Cette recherche est venue ainsi compléter les études déjà réalisées au niveau du domaine EL Koudia de l’INRA sur les croisements industriels et à double étage impliquant les races de béliers d’origine française et les principales races locales marocaines.

L’objectif de cette recherche est d’évaluer les performances des agneaux issus du croisement de béliers de race Texel belge (Tb) avec les brebis de races locales et d’apprécier l’aptitude des béliers Tb, introduits pour la première fois au Maroc, à s’adapter aux conditions d’élevage semi-intensif du domaine El Koudia de l’INRA.