Performances en croisement de la race Texel avec des races ovines locales

Races utilisées

La race Texel est originaire des Pays-Bas. Sa sélection s’est opérée différemment selon les pays. En Belgique, les éleveurs ont sélectionné une souche Texel avec un développement musculaire très important. Ainsi, la race Texel belge fixée est considérée de type culard (double muscle) due à un gène majeur (MH) responsable de l’hypertrophie des muscles.

La race Texel belge se caractérise principalement par sa conformation exceptionnelle, sa finesse d’os et son rendement élevé à l’abattage. La viande Texel belge est une viande maigre avec une proportion élevée de morceaux nobles. La race Texel belge est une race docile, bien adaptée à l’élevage en prairie. C’est une race qui convient parfaitement pour être utilisée en croisement sur des brebis prolifiques, laitières ou rustiques. Les agneaux produits présentent de bonnes qualités viandeuses tout en conservant une bonne croissance et une faculté d’adaptation aux différentes conditions d’élevage.

En Belgique, la race Texel pure est typiquement une race d’herbage. Les agneaux naissent généralement en février ou en mars et sortent en prairie avec leurs mères. Les jeunes sont sevrés vers 100 jours et poursuivent leur développement en prairie, avec ou sans complément. Ils ont un rythme de croissance régulier, de l’ordre de 260 g/j durant les premiers mois, ce qui permet à leur musculature de s’extérioriser au mieux. L’analyse du muscle Sartorius a indiqué la présence d’une fréquence importante des fibres musculaires de type II, indiquant que la supériorité du Texel belge à double musculature est due à l’hypertrophie de ses muscles.

La race Texel belge est bien connue pour ses aptitudes bouchères excellente: rendement élevé, surface du muscle longissimus dorsi élevée, viande maigre et rapport muscle/gras très élevé. Dans ce contexte, la race Texel belge revêt un intérêt important et pourrait améliorer les caractéristiques de la carcasse des agneaux croisés issus des brebis de races locales marocaines.

Les résultats exposés ici concernent les génotypes issus des croisements entre la race Texel belge (Tb) et les brebis des races pures locales Timahdite (T) et D’man (D) et les brebis croisées D’Man x Timahdite (DT). Elle a concerné un effectif total (tout génotype confondu) de 388 brebis, 474 agneaux et 137 carcasses entières et 18 carcasses disséquées. Les brebis de différents types génétiques ont été conduites dans des conditions d’élevage similaires selon un rythme de reproduction annuel et la lutte des brebis a été réalisée en bergerie, durant les mois de juillet-Août.

Les brebis ont été conduites toute l’année sur les jachères et chaumes, exceptée durant la lutte où elles recevaient un complément alimentaire suivant leurs besoins d’entretien, de gestation et d’allaitement. Un programme annuel de vaccination et de déparasitage interne et externe a été appliqué à l’ensemble des animaux.

Pour la période d’engraissement, un lot d’agneaux (mâle, femelle) sont choisis chaque année parmi les agneaux sevrés pour constituer des lots d’engraissement de 8 à 10 agneaux répartis par sexe et par type génétique. Les agneaux ont été nourris à volonté avec une ration composée de 10% de foin d’avoine (ou paille) broyée et de 90% d’un aliment concentré.