Nouvelles normes pour mieux fertiliser le blé en irrigué dans le Gharb

Normes de fertilisation du blé en irrigué dans le Gharb

A la lumière des résultats présentés dans ce bulletin, deux types de normes peuvent être déterminées:

– Celles nécessaires pour l’interprétation des analyses de sol.
– Celles nécessaires pour le calcul des quantités d’engrais à apporter.

Normes d’interprétation des analyses de sol

Il s’agit de normes régionales permettant aux ingénieurs et aux techniciens du laboratoire de l’ORMVAG d’interpréter les résultats des analyses de sol réalisées. Tous les essais ont été réalisés sur des types de sol Dehs léger et lourd. Cependant, les normes présentées ci-dessous peuvent être appliquées aux sols Tirs à titre indicatif, en attendant de les confirmer par des essais en champs sur ce type de sol.

Pour l’azote

Les résultats de ce projet n’ont pas permis de dégager de relation entre la richesse du sol en azote minéral initial et la réponse du blé à l’apport d’engrais azoté. Il n’est donc pas possible d’interpréter cette analyse. Ce n’est pas seulement dans le Gharb que cette relation n’existe pas. C’est le cas aussi des Doukkala. L’azote minéral initial est tellement variable dans le temps et dans l’espace que son utilisation comme indice de fertilité azoté du sol est hasardeuse.

Pour le phosphore

Deux des 6 essais sur lesquels la réponse du blé au phosphore a été testée ont répondu.

Nous pouvons donc retenir comme norme d’interprétation de l’analyse du phosphore assimilable Olsen pour la fertilisation du blé en irrigué dans le Gharb, la valeur de 16 mg P2O5/kg.

Pour le potassium

La réponse du blé au potassium sur un sol contenant 153 mg K2O/kg a été négative. Les travaux antérieurs avaient montré le même résultat sur un sol contenant 140 mg K2O/kg. Nous pouvons donc conclure qu’un sol Dehs ayant plus de 140 mg K2O/kg peut être considéré bien pourvu en potassium pour la culture du blé.