Multiplication de l’arganier par bouturage

L’arganier est une plante à usages multiples, qui, au cours de son évolution a pu développer des caractères assez spécifiques qui lui ont permis de s’adapter aux conditions climatiques sévères de son aire de distribution, particulièrement étendue. C’est pour cela qu’il se présente avec des populations ayant des caractéristiques différentes.

En effet, en fonction des conditions édapho-climatiques locales, l’arganier est capable de développer certains attributs génétiques qui lui permettent de se maintenir malgré la sévérité des conditions. Cependant, les populations riveraines usufruitières, le développement rapide de l’agriculture moderne et les extensions urbaines menacent son existence.

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La conservation de l’arganier est une priorité qui n’est plus à démontrer pour le maintien de l’équilibre écologique de la région; surtout que c’est la seule formation arborée qui existe en climat aride. Toutefois, cette conservation serait plus efficace par la valorisation de caractères désirables comme la teneur en huile, la valeur fourragère ou la tolérances aux stress abiotiques dont la reproduction ne peut être réalisée que par multiplication végétative dont le bouturage représente la pratique la plus simple.

Le bouturage est une technique qui consiste à prélever une partie de plante (tige, feuille, racine) et de la mettre dans des conditions particulières pour qu’elle produise des racines et reconstituer ensuite un plant avec une conformité génétique avec le pied-mère. Toutefois, l’aptitude à l’enracinement diffère d’une plante à une autre. Certaines plantes s’enracinent facilement alors que d’autres n’arrivent pas à émettre de racines. Le potentiel d’enracinement des boutures dépend tout d’abord du potentiel génétique de l’espèce ou de la variété. En plus des facteurs génétiques innés, le bouturage dépend de l’âge: un jeune plant possède plus d’aptitude à l’enracinement qu’un plant adulte.