Multiplication de l’arganier par bouturage

En ce qui concerne la multiplication de l’arganier par bouturage, les premiers travaux ont été menés sur des boutures herbacées issues d’arbres adultes. Les boutures ont été conduites sous nébulisation. Les résultats obtenus étaient faibles (17 % d’enracinement). En effet, sans le rabattage des arbres qui permet de les rajeunir, peu de racines peuvent être émises. La présente étude rend compte des résultats obtenus sur le bouturage de l’arganier. Des boutures de tête ont été prélevées sur des rejets d’arganiers ayant subi une coupe de régénération.

Les travaux ont été menés à l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II d’Agadir par une équipe de chercheurs du Département de l’Environnement. Les essais ont été conduits dans une serre à environnement contrôlé de façon informatisée avec une humidité relative de l’air supérieure à 60 % et une température de l’ordre de 30 °C. Les artifices utilisés pour s’approcher le plus possible de ces conditions sont la brumisation, l’ombrage et l’aération. Des boutures de tête de 5 cm de longueur ont été prélevées sur différents rejets d’arganiers et effeuillées à la base pour dégager la partie du rameau à insérer dans le substrat. Elles ont ensuite été disposées dans des plateaux alvéolés contenant un mélange de 50 % de tourbe noire et 50 % de sable grossier. Plusieurs essais ont été entrepris afin d’évaluer l’effet de la saison de bouturage ainsi que celui de l’AIB (acide indol-butyrique) sur la rhizogènèse. Pour la saison, un essai a été effectué le 25/12/97 et un autre le 14/05/98. Pour le traitement à l’AIB, 4 concentrations ont été utilisées: 0 (eau distillée, témoin), 500, 1000 et 2000 ppm. Les boutures ont été trempées pendant 5 secondes dans la solution et mises dans le substrat. Les observations ont concerné le pourcentage d’enracinement, la production de cals, l’impact de la pourriture et la production de la biomasse (poids sec des racines et de la partie aérienne).