Le semis direct des céréales: Expérience du Domaine Agricole de Sidi Kacem

Temps d’installation

Le système classique d’installation des céréales nécessite un travail du sol profond, deux à trois préparations superficielles, un épandage d’engrais, un semis et parfois un roulage (Tableau 1, voir fichier PDF).

Il faut noter que ces normes dépendent de la puissance utilisée, la nature, la topographie et la forme du terrain.

Le nombre de jours nécessaires pour installer 100 ha de céréales peut être compressible à un certain degré mais cela nécessite l’intervention de plusieurs engins en un seul moment.

Il ressort de ce tableau comparatif (Tableau 1, voir fichier PDF) que le nombre de jours nécessaires à l’installation d’une céréale en semis conventionnel est 9,5 fois plus important par rapport au semis direct.

Ce rapport peut être beaucoup plus important si l’accessibilité du terrain est rendue difficile par les pluies. Le semis direct nécessite un temps de ressuyage du sol moins important et permet de mieux conserver l’humidité du sol alors que les autres outils conventionnels nécessitent un dessèchement plus important et même parfois on adopte des techniques facilitant cela (un cover croppage fait perdre 10 mm de réserve d’eau du sol).

Une mesure du profil hydrique derrière une pluie de 20 mm nous montre que la profondeur humide sur semis direct est 35% supérieure par rapport au semis conventionnel.

Charges liée à l’installation

Le semis direct nécessite une puissance supérieure (115 cv pour un semoir de 2,8 m de largeur) par rapport aux autres outils de préparation du sol et de semis. Cela ne veut aucunement dire que la charge à l’hectare est supérieure.

Ainsi, la comparaison des charges relatives à la consommation du gasoil et à la main d’œuvre montre une différence de 430 Dh/ha en faveur du semis direct. Cette différence augmente avec l’intégration de l’amortissement et l’entretien du matériel. Si on fait appel à la location, cette différence atteint 1200 Dh/ha.

Avec les 500 ha de céréales installées en semis direct au niveau des Domaines Sidi Kacem, nous avons pu amortir la machine dès la première année.

Conservation des ressources

Le semis direct permet non seulement l’économie des charges mais essentiellement la gestion durable des différentes ressources: hydriques, sol…

Au niveau des parcelles en pente conduites avec cette technique, nous avons remarqué qu’après des pluies importantes, le ruissellement est plus prononcé sur le semis conventionnel surtout si les parcelles sont travaillées dans le sens de la pente.

Le sol derrière le semis direct reste stable alors que sur le conventionnel la fissuration se met en place dès qu’il y a dessèchement, soit en cours de végétation ou après les récoltes.

Avec le semis direct, la semelle du labour disparaît et une vie biologique s’installe.

Activités du projet ConserveTerra

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