Le semis direct des céréales: Expérience du Domaine Agricole de Sidi Kacem

Contrainte d‘utilisation

Les contraintes d’utilisation de la technique du semis direct ne doivent pas être perçues comme limite d’adoption de la technique mais il faut les connaître et les contrôler pour mieux les valoriser.

Le semis direct ne permet pas de retourner le sol. De ce fait, il limite l’enfouissement des graines qui chutent durant la moisson. Ailleurs, généralement la pluie tombe entre la récolte et le semis, ce qui fait lever ces graines. Au Maroc, il nous est difficile de contrôler ces graines surtout qu’elles appartiennent à la même espèce.

Pour pallier à cette contrainte, nous avons adopté au niveau de nos domaines un assolement biennal se basant sur une légumineuse et une céréale. De cette manière, il est facile de contrôler les levées des céréales sur légumineuses et vice versa. Si la production céréalière est destinée pour le commun, l’impact est négligeable.

Dans le système de semis direct, on assiste à un démarrage précoce des mauvaises herbes si les pluies surviennent avant les semis. Dans ce cas, un traitement herbicide précoce s’impose.

Sur les passages de la moissonneuse batteuse, on note la présence d’importants débris de culture. Lors du semis, il peut y avoir introduction de ses débris dans le nid de semis ce qui agit négativement sur la germination des graines. Dans ce cas, il faut s’assurer que la forme des coutres soit adaptée aux conditions du milieu ou penser à introduire un éparpilleur de paille indépendant ou fixé sur la moissonneuse batteuse.

Par contre, nous avons remarqué qu’après désherbage chimique, il n’y a pas de levée tardive d’autres mauvaises herbes ce qui confirme le fait que sur semis direct le stock semencier des adventives diminue car il n y a pas retournement de sol permettant une levée échelonnée des mauvaises herbes dont les graines sont placées à différents niveaux du sol superficiel.

Activités du projet ConserveTerra

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