Le métayage dans l’agriculture irriguée de la plaine du Tadla: logiques des contrats et rémunérations des associés

Les termes des contrats relatifs à l’élevage

Dans ce genre de contrats, les produits de l’élevage se subdivisent en trois catégories distinctes: le lait, le croît animal et le fumier. Ce dernier est exclusivement destiné à l’épandage dans les parcelles de l’exploitation et il ne fait donc pas l’objet d’une répartition entre le propriétaire et le preneur.

Le lait

Les termes qui régissent les apports relatifs à la production de lait prescrivent au preneur et au propriétaire de prendre en charge chacun 50 % des intrants autres que la production des fourrages, en l’occurrence les concentrés et les frais vétérinaires. Un seul cas sort du commun («cas type» 3); celui-ci révèle que le preneur prend en charge l’ensemble des achats de concentrés, mais il perçoit la totalité du chiffre d’affaires lait (tableau 4).

Le croît animal et la plus-value correspondante

Le croît correspond à l’augmentation de la valeur du cheptel qui est resté dans l’exploitation au cours de tout l’exercice à laquelle sont rajoutés les revenus issus des ventes d’animaux et dont est défalquée la valeur initiale du cheptel, estimée par des tiers (chevillards), lorsque le contrat entre en vigueur.

Les termes du contrat les plus fréquents (concernant six «cas types») stipulent que le tiers des intrants (dépenses correspondant aux fourrages produits) est pris en charge par le preneur et les deux tiers par le propriétaire. Dans ce cas, les parts suivent une logique similaire: le preneur récupère le tiers de la plus-value sur le croît animal et le propriétaire les deux tiers restants (tableau 3).

Une autre manière de procéder («cas type» 3) consiste en une prise en charge égale des intrants entre les deux contractants (la moitié chacun). La rémunération est dans ce cas équivalente: aussi bien le preneur que le propriétaire s’octroient la moitié du croît animal.