Matériel d’irrigation: Choix, utilisation et entretien

Utilisation, entretien et sécurité dans le pompage

Automatisation de l’irrigation

Les vannes automatiques sont des appareils dont l’ouverture et/ou la fermeture sont effectuées automatiquement par un dispositif intégré ou monté à proximité ou sur la vanne. Le dispositif de commande de la vanne hydraulique peut être mécanique (vanne volumétrique) ou électrique (électrovanne).

Les vannes hydrauliques sont équipées d’une membrane dont la déformation sous l’effet de la pression de l’eau provoque son ouverture ou sa fermeture. Les vannes dites normalement ouvertes, le sont lorsqu’aucune pression externe n’est exercée sur la membrane. La fermeture est provoquée par l’application d’une pression sur la membrane. Elles peuvent servir pour une multitude de fonctions comme la régulation de débit, la régulation de niveau, l’anti-retour, le remplissage des citernes, la commande de pompe, la réduction de pression…

Les électrovannes sont de petites vannes qui commandent la pression externe qui sera appliquée sur la membrane de la vanne hydraulique. L’ouverture du circuit est commandée par le déplacement d’un noyau de fer doux par un solénoïde alimenté soit par un courant de maintien de 24 Volts, soit en recevant des impulsions électriques pour le faire passer de la position fermée à la position ouverte, et vice-versa.

Les vannes volumétriques sont des vannes associées à un compteur. Pour les vannes semi-automatiques, l’ouverture est manuelle et le volume d’eau à apporter est programmé sur la vanne. Lorsque ce volume est écoulé, la vanne se ferme. Elle peut être associée à plusieurs vannes hydrauliques et peut faire l’objet d’une automatisation dans une installation d’irrigation. Cette solution est rarement utilisée car les vannes volumétriques sont chères. Cependant, un programmeur associé à plusieurs électrovannes est souvent utilisé pour l’automatisation d’une installation d’irrigation. La planification des irrigations ne peut être réalisée par un simple programmeur muni d’une horloge. En effet, le pilotage des irrigations repose soit sur le sol, où l’on doit détecter l’état hydrique, soit sur la plante où l’on doit détecter son état. D’autres techniques font appel à la thermométrie infra-rouge, ou à l’estimation de l’évapotranspiration.