L’abricotier Une diversité génétique à exploiter pour relancer la culture

L’abricotier cultivé (Prunus armeniaca) fut introduit dans le bassin méditerranéen à partir de l’Iran ou de l’Arménie d’où son nom. On a déterminé quatre sous groupes géographiques dont celui de l’Afrique du Nord. Le croisement entre les variétés de ce groupe, qui furent probablement introduites en Espagne à partir de l’Afrique du nord, et celles issues du groupe européen a probablement été à l’origine de la variété Canino.

Les principales zones de culture (80%) se localisent maintenant dans le bassin méditerranéen.

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Au Maroc, la culture est pratiquée au moins depuis la conquête arabe. Actuellement, la superficie est estimée à 12 500 ha avec une production moyenne de l’ordre de 98 000 T. On distingue entre deux secteurs de culture. Celui semi-intensif, dont la majeure partie est localisée dans la région du Haouz (plus de 7000 ha). Cette concentration est due, en partie, à la disparition des vergers dans les régions de Meknès-Fès à cause du capnode et au développement d’une infrastructure de transformation à Marrakech.

On assiste de plus en plus au développement de la culture dans le haut plateau de la Moulouya (entre Midelt et Missour) dont les caractéristiques climatiques permettent un décalage de la maturité de la variété Canino de deux semaines par rapport à la région de Marrakech, ce qui permet aux industriels d’élargir la période de valorisation des unités de transformation. C’est effectivement cette variété, Canino qui assure la grosse part de la production nationale (80%).

Des plantations de moindre importance et à base de cette même variété sont également présentes dans toutes les régions du Maroc (plateau de Meknès, Doukkala, Béni Mellal, Oriental… ). Le reste de la production est assuré par la variété Del Patriarca dont le fruit est consommé uniquement en frais.

Le secteur traditionnel est située dans les oasis du sud allant de Tafilalet à Ouarzazate. L’ancienneté de la culture dans ce secteur, le mode de multiplication (semis) et les différentes origines des semis ont fait que cette population dispose d’une diversité génétique importante sans jouer un rôle économique notoire au niveau national.