Valorisation des Orges en Aviculture

Introduction

La culture de l’orge domine la production céréalière nationale. Elle occupe plus de 40% de superficie emblavée en céréales, et assure environ 45% de la production de céréales, soit plus de 2 millions de tonnes annuellement.

Les céréales employées dans l’alimentation de la volaille sont souvent limitées au maïs, au sorgho et dans une moindre mesure à l’orge alors qu’elle est susceptible de fournir la plupart des éléments nutritifs nécessaires à la croissance du poulet de chair et à la production d’œufs. Ayant un taux de protéines plus élevé que celui du maïs et commercialisée à un prix souvent inférieur, l’orge a un intérêt certain en aviculture.

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Les orges étaient pratiquement écartées de la formulation des aliments locaux destinés à l’aviculture en raison de leur faible valeur énergétique, de leur taux élevé en fibres et de la présence d’éventuels facteurs antinutritionnels. A l’opposé, d’autres pays tels l’Espagne et les pays Scandinaves incorporent l’orge dans les aliments de volaille en substitution quasi totale du maïs importé moyennant l’addition de matières grasses, de complexes enzymatiques et de pigments colorants dans certaines productions.

Les aliments de volaille ayant des taux d’incorporation d’orge élevés (supérieurs à 15-25%) donnent parfois lieu à une réduction des performances pondérales et à la production de fientes visqueuses entraînant une humidification accrue des litières.

Composition chimique de l’orge

Les glucides représentent environ 80% de la matière sèche des graines et sont constitués essentiellement d’amidon localisé au niveau du caryopse. Il constitue la principale source d’énergie dans les grains d’orge (Tableau 1, voir fichier PDF).

La cellulose est principalement concentrée dans les glumelles (50 à 60%), les enveloppes du grain et les parois cellulaires de la couche d’aleurone. Elle représente 5 à 8% en moyenne de la matière sèche. Sa teneur est relativement élevée chez les orges locales.

L’orge a une teneur en matières grasses moins élevée que celle du maïs, du sorgho ou de l’avoine. Les teneurs moyennes observées varient de 1,5 à 2,5%. Sa teneur en acide linoléique est nettement inférieure à celle du maïs et à celle d’autres céréales. Un apport complémentaire de cet acide gras essentiel dans les aliments à base d’orge est parfois recommandé. De plus l’absence de pigments colorants en quantité suffisante dans l’orge peut être corrigée par l’emploi de matières premières riches en ces constituants ou l’addition de produits synthétiques.

L’orge demeure une céréale relativement pauvre en protéines par rapport au blé ou au triticale mais sa teneur reste supérieure à celle du maïs. La teneur en protéines est influencée par la variété, et son mode de culture. Les protéines de l’orge présentent un profil en acides aminés mieux adapté aux besoins des animaux que celui du maïs ou du blé.

Les teneurs en calcium et en sodium sont légèrement supérieures à celles du maïs. L’orge demeure une céréale relativement pauvre en ces éléments.