Fiche Technique: Tomate sous serre

Autres travaux d’entretien

Palissage: Toutes les variétés utilisées sous serre sont à croissance indéterminée. De ce fait, elles nécessitent un soutien pour que la tige demeure verticale. En serre, une ficelle doit être fixée au fil de fer au niveau de chaque plante. La ficelle est accrochée sur la 1ère ou la 2ème feuille basale de la plante d’une façon lâche afin de ne pas engendrer de dégâts (blessures ou coupures). Lors du 2ème passage, on enroule manuellement la plante autour de la ficelle à un tour complet entre 2 feuilles et ainsi de suite jusqu’à la fin du cycle.

Si on applique la technique de couchage, il faut veiller à un bon palissage de telle sorte que les fruits ne touchent pas le sol.

Amélioration de la nouaison: La production de la tomate sous-serre au Maroc coïncide avec des conditions climatiques défavorables à la nouaison. Plusieurs fleurs coulent, des fruits chutent sans se développer ou restent petits et déformés.

Pour améliorer la nouaison sous abri, il est possible d’intervenir en partie sur la gestion du climat en agissant sur l’aération de façon à réduire l’HR et à éviter les températures excessives. Mais ceci demeure souvent insuffisant sous abri-serre à climat non contrôlé.

Il reste alors le recours aux méthodes mécaniques de secouage de fleurs. La technique la plus utilisée est celle des vibreurs électriques. Elle consiste à secouer le pédoncule du bouquet à l’aide d’un vibreur pendant quelques secondes. La période la plus favorable à la vibration se situe entre 10 h et 15 h quand la température est de l’ordre de 20 à 25°C et l’HR de 60 à 70 %.

L’utilisation des hormones de croissance, telles que fruitone et tomatone a permis l’augmentation du rendement, mais du point de vue qualité, ses résultats restent médiocres: beaucoup de fruits creux, mous, déformés et de mauvaise coloration.

Les bourdons pollinisateurs: L’utilisation de bourdons est devenue également très utilisée en culture sous serre, pour améliorer la nouaisons, étant donné qu’elle permet les avantages suivants:

• Les bourdons sont actifs à température faible (5°C) ou assez élevée (35 °C)
• économie de main d’œuvre
• un rendement élevé et une qualité de fruit meilleure que les autres méthodes conventionnelles (manuel, vibreur, hormones).

A signaler qu’une colonie de bourdons peut polliniser une surface de 1.000 à 3.000 m2 pendant 6 à 8 semaines, en fonction du type de serre et de la saison.

Effeuillage: L’opération consiste à enlever toutes les feuilles âgées, jaunâtres ou apparemment malades sur toute la hauteur de la tige. C’est une opération nécessaire pour une culture de tomate sous-serre car elle permet:

• une bonne circulation de l’air au niveau de la plante, ce qui permet d’éviter le développement de maladies et une meilleure nouaison des bouquets inférieurs
• Un bon entretien et une récolte plus facile

Le degré d’effeuillage dépend de la variété. Les variétés à forte densité de feuillage doivent être effeuillées plus que les variétés à faible densité de feuillage. Toutefois, Un effeuillage très sévère peut réduire le rendement et la qualité.

Le 1er effeuillage doit être fait 45 à 60 jours après plantation puis l’opération se répète chaque fois qu’il est nécessaire.

Ébourgeonnage: La tomate sous serre est conduite en un seul bras. Donc, il faut procéder à supprimer tous les bourgeons axillaires à un stade précoce. Un ébourgeonnage tardif peut engendrer un affaiblissement des plants. Il faut procéder à un badigeonnage de la tige au niveau des bourgeons enlevés car les blessures des tiges peuvent éventuellement constituer une porte d’entrée aux maladies.

Écimage: La tomate est une culture à croissance indéterminée. Afin d’arrêter la plante à un niveau de croissance déterminé et limiter le nombre de bouquets, un écimage est nécessaire. L’opération consiste à pincer la tige principale au niveau désiré. L’opération doit se faire 2 à 3 feuilles après le dernier bouquet afin de permettre un grossissement normal des fruits des bouquets supérieurs.

Aération des serres

La pratique de l’aération joue un rôle essentiel dans la gestion du climat à l’intérieur des abri-serres. Elle a pour but d’atténuer les amplitudes thermiques et d’éliminer l’excès de chaleur et d’humidité accumulées à l’intérieure des serres. Une mauvaise aération peut engendrer des difficultés de nouaison, le développement des maladies et une qualité du fruit médiocre (mauvaise coloration ,faible tenue, fruit creux,…).

En période hivernale, allant de Décembre à Février, les abris doivent être manipulés de la façon suivante:

• fermer totalement les tunnels pendant la nuit et assurer une bonne étanchéité des abris-serre
• ouvrir tôt le matin afin d’éliminer l’excès d’humidité
• fermer un peu plus tôt l’après midi pour emmagasiner la chaleur et ce afin de garder une température proche de l’optimum pendant la nuit

De Septembre à Novembre et de Mars à Mai on laisse ouverts, pendant la nuit, les côtés opposés aux vents dominants et on ouvre au maximum l’abri durant la journée afin d’éliminer l’excès de chaleur et d’humidité. Toutefois, on peut utiliser du filet insect-proof afin d’éviter l’envahissement des serres par les insectes ravageurs et vecteurs de maladies virales.

Les serres doivent être laissées fermés en cas de fortes chaleurs (chergui).

Activités du projet ConserveTerra

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