Le chou

Lutte phytosanitaire

Les principaux parasites sont:

L’Alternaria brassiccicola: Ce champignon peut contaminer la graine et détruire le jeune plantule très précocement. Les fongicides à base de manèbe ou de zinèbe sont efficaces contre ce champignon.

Le Phoma lingam est un champignon responsable du symptôme “pied noir” ou “black leg”. Il provoque une nécrose du collet et une destruction des racines. Il a été établi que ce champignon se conserve dans les débris de récolte. Les variétés hybrides cultivées actuellement sont résistantes à ce champignon.

Le Peronospora parasitica est l’agent causal du mildiou. Il débute par des tâches légèrement jaunâtres sur la face supérieure des feuilles et blanchâtres à leur face inférieure. Le contrôle chimique de la maladie s’opère par de nombreux fongicides (Antéor, par exemple).

Le Pythium sp est l’agent de la fonte de semis (on utilise le cryptonol).

Le Plasmodiophora brassicae est le champignon responsable de la hernie du chou (excroissances racinaires qui provoquent un flétrissement rapide et la mort de la plante). La maladie est associée à des pH acides du sol (pH= 5.5 à 6).

Le Puceron cendré du chou (Brevicoryne brassicae) est un insecte qui vit exclusivement sur les crucifères. Il est de couleur vert foncé. L’abondance des pucerons est liée aux températures douces. Des pluies fréquentes et une forte humidité relative lui sont très défavorables.

La piéride du chou (Pieris brassicae) est un insecte dont les larves rongent les tissus des feuilles qui prennent l’aspect de dentelle.

Les noctuelles (lépidoptères) peuvent attaquer la partie aérienne de la plante. La plupart des chenilles ne s’alimentent que la nuit; pendant le jour, elles sont cachées dans le sol, à une faible profondeur. Quand les choux sont bien développés, au lieu de s’enfoncer dans le sol, les chenilles restent à l’intérieur des pommes pendant la journée.

La noctuelle du chou (Mamestra brassicae) est très nuisible et très pohyphage. Ses chenilles peuvent atteindre 40 à 45 mm. Elles sont très voraceset consomment le feuillage, creusent les galeries et souillent fortement les pommes par l’abondance de leurs excréments. La lutte biologique à base de Bacillus thuriengensis est efficace contre les noctuelles et les piérides.

Les thrips (Thrips tabaci) présentent, à leur tour, un grand danger à la culture. Les adultes pénètrent dans la pomme par la base; ils profitent du relâchement de la pomme au stade de la maturité pour pénétrer profondément. Les thrips injectent leur salive toxique dans les parenchymes sous-épidermiques et provoquent des cécidies (petites galles) et des plages liégeuses brunâtres. La lutte chimique utilisant le méthomyl (Lannate) ou la lambdacyahalothrine (Karaté) est d’une faible efficacité.

Récolte

La récolte est manuelle. La période de récolte est étalée sur 20 à 30 jours et le nombre de cueillettes est de 3 à 5. Le rendement des cultures précoces ne dépasse pas 15-20 T/ha. Celui des cultures tardives (organes récoltés bien remplis) dépasse 60-70 T/ha pour le chou pommé et 30 T/ha pour le chou fleur et le chou rave.

Le chou de Bruxelles donne près de 20 T/ha dans les meilleures conditions. Les produits sont récoltées, nettoyées sur le terrain des feuilles externes endommagées et sont emballées dans des cartons, sans avoir besoin d’une station d’emballage. Les inflorescences du chou fleur et du chou brocoli doivent être protégées contre les hautes températures par les feuilles externes, sinon elles perdent leur qualité (couleur et fermeté). Si la récolte est tardive, les parties récoltées deviennent fibreuses et perdent de leur qualité.