Comparaison des performances de quatre techniques d’irrigation gravitaire de la betterave à sucre

Évaluation économique

L’évaluation économique a pour objet de mettre en évidence la marge bénéficiaire que peut engendrer chacune des techniques testées. Pour cela, il a fallu déterminer les paramètres suivants: la valeur de la production, le coût d’installation, la valeur des charges fixes (amortissement et autres) du matériel considéré, la valeur des charges de fonctionnement (entretien du matériel, coût d’irrigation, main d’oeuvre relative à l’irrigation), le coût annuel de l’irrigation par hectare et le bénéfice net de chaque technique.

Évaluation des charges fixes et de fonctionnement

Charges fixes: ce sont les charges relatives à l’amortissement du matériel d’irrigation et aux travaux d’installation de la technique (amortissement du matériel, surfaçage, confection des bassins, revêtement des arroseurs, etc.).

Charges de fonctionnement: elles sont liées à l’entretien du matériel et au nivellement, au coût annuel de l’eau d’irrigation et à la main d’oeuvre utilisée pour l’opération de l’irrigation (tableau 2).

Valeur de la production

Il n’a été pris en considération dans cette évaluation que la production en racines du fait que les feuilles et les collets sont laissés sur place. Une tonne de betterave (racine) est vendue à l’usine à 330 dh.

Marge bénéficiaire

La marge bénéficiaire est considérée comme la différence entre la valeur de la production et les charges globales (charges fixes et de fonctionnement). Elle nous permet d’estimer le profit que peut engendrer une technique donnée par rapport au témoin (Robta) (Tableau 3).

Le tableau 3 montre la différence entre les quatre techniques testées de point de vue rentabilité. L’utilisation des Siphons tubulaire (cas de la betterave) est la technique d’irrigation la plus rentable du fait qu’elle peut engendrer un bénéfice net de 26.184 dh/ha et un gain de bénéfice de 12 % par rapport à la Robta traditionnelle (témoin). Les rampes à vannettes viennent en second lieu avec un bénéfice net de 24.873 dh/ha et un gain de 7 % par rapport au témoin.

En ce qui concerne la gaine souple, en plus des problèmes techniques qu’elle présente (manipulation, matériel importé), elle est déficitaire de 26 % par rapport au témoin.

Conclusion

En comparant ces quatre techniques d’irrigation nous pouvons conclure ce qui suit:

Economie d’eau: les Rampes à vannettes et la Robta engendrent une économie d’eau de 9 % par rapport aux deux autres techniques;

Rentabilité économique: les Siphons tubulaires se sont montrés les plus rentables par rapport au témoin qui est la Robta, suivis des rampes à Vannettes; la Gaine Souple a présenté un déficit de 23 %.