La bâche à plat: un effet serre à moindre coût et une meilleure barrière aux insectes

Résultats économiques

Le prix de revient d’un kg de courgette d’exportation est de 1,38 dh chez le traitement bâche Agrotextile, 1,38 dh dans le cas de la bâche PE 500 et de 1,66 dh chez le témoin de plein champs non couvert. La marge bénéficiaire par rapport au témoin a été de 59% pour la bâche PE500 et de 91% pour la bâche Agrotextile.

Nous avons obtenu une amélioration de la marge bénéficiaire de la culture de courgette sous bâche de l’ordre de 260% sous bâche PE 500 et de 326% sous agrotextile. Cette importante augmentation de cette marge est due aux dégâts causés sur les fruits de la courgette témoin, par la forte attaque des virus.

L’augmentation des charges dues à l’achat de la bâche, sa durée de fonctionnement, les frais de sa pose et dépose représentent par rapport au témoin non couvert 30% pour le PE 500 trous et de 33% pour l’agrotextile.

Comparé au plein champs, les charges additionnées par l’utilisation d’une bâche à plat (PE 800) sur une culture de melon transplantée dans la région d’Agadir ont été de 17%. Par contre, la marge bénéficiaire d’une culture de melon induite par la bâche à plat a augmenté de 113% par rapport au témoin non couvert.

Conclusion

Au Maroc, la bâche à plat a permis d’obtenir une précocité de production des cultures de courgette, melon et pastèque par rapport au témoin non couvert. La production précoce de ces cultures sous bâche a été possible grâce à l’effet serre généré par la bâche.

La bâche permet l’obtention d’un effet serre à moindre coût comparé à celui obtenu sous abri-serre. En effet, le coût d’installation de la bâche à plat en PE 800 trous est de 0,50 dh/m² comparé au coût d’installation d’un abri-serre qui est de 25-30 dh/m². Le coût annuel de la protection par la bâche PE 800 est de 0,50 dh/m² alors que celui d’une protection par l’abri-serre est de 5 dh/m².

La bâche a aussi joué le rôle de barrière aux pucerons qui transmettent les virus de courgette, ce qui a permis une protection de ces plants de courgettes contre les virus.

 

Prof. Hassan EL ATTIR
Département d’Horticulture
Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II