seminiaire caprin


 

Etude génétique de la production laitière des chèvres Alpines élevées en système intensif

Tijani A.1, Lakhdar A., Daouda M. et Roudies N.2
1Ecole Nationale d’Agriculture de Meknès, 2les Domaines Agricoles du Maroc


L’objectif de cette étude a été la caractérisation génétique de la production laitière des chèvres Alpines élevées au domaine agricole Douiet, selon un mode de conduite intensif. L’étude a porté au départ sur 23388 contrôles laitiers issus de 2766 lactations réalisées par 989 chèvres durant la période allant de1996 et 2008.

Les performances de reproduction réalisées sont satisfaisantes. Ainsi, l’âge au premier chevrettage est d’environ 15 mois et l’intervalle entre chevrettage est presque de 12 mois. La taille moyenne de la portée est de 1,5 chevreaux par mise bas avec un poids à la naissance moyen des chevreaux de 3,4 kg.

Les performances laitières calculées à partir des données du contrôle laitier sont relativement élevées. La production laitière journalière moyenne est de 3,4 kg/j avec un écart-type de 1,5 kg/j. La courbe moyenne de lactation présente une phase ascendante qui dure les trois premiers mois après la mise bas avec un pic de lactation de 4,5 kg/j situé vers le 125éme jour de lactation. Le niveau le plus bas de production laitière en fin de lactation atteint environ 2,3 kg/j. La production laitière de référence (durant 305 jours de lactation) est en moyenne de 1079,6 kg avec un écart-type de 249,2 kg. Cette production varie significativement en fonction des effets année et saison de chevrottage, et numéro de lactation combiné à l’âge au chevrettage.

L’héritabilité de la production laitière de référence estimée par la méthode AI-REML avec le programme de Misztal (2005) est de 0,36, ce qui montre la forte héritabilité du caractère. Les valeurs génétiques estimées par la méthode BLUP appliquée à un modèle animal unicaractère de type répétitif avec le programme BLUPF90 de Misztal (2005), varient entre les valeurs de -72 et 77 kg. Ceci montre qu’il y a une variabilité génétique au sein du troupeau. Par ailleurs, le « trend » génétique calculé en fonction des années de naissance des chèvres a montré une tendance d’évolution variable. Cette situation peut s’expliquer par l’approche appliquée dans le raisonnement des accouplements des chèvres qui se basait sur les performances laitières brutes. Pour remédier à cette situation et assurer un gain génétique positif et continu dans le temps, il est primordial d’instaurer l’évaluation génétique des chèvres pour les caractères à améliorer.

 

 


Mots clés: Chèvre Alpine, production laitière, génétique, système intensif


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